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La viticulture

 

Le Grand Entremont peut être fier de ses vignobles accrochés sur les flancs de la rive droite de la Dranse. Si son Gamay est bien connu du côté de Bovernier, sachez qu’il pousse aussi du Garanoir et du Gamaret à Vollèges, et peut-être bientôt de l’Heida que d’autres connaissent sous le nom de Païen.

  1. José Vouillamoz nous rappelle aussi dans son ouvrage sur l’origine des cépages valaisans et valdôtains qu’il existe dans les vignobles de la Vallée d’Entremont un cépage local unique, appelé « Goron » ou « Goron rouge ». Ce cépage, probablement introduit du Val d’Aoste vers 1830, aurait été initialement appelé « Beau noir » mais ce nom étant déjà celui d’un autre cépage en France, c’est le nom « Goron de Bovernier » qui a été choisi pour désigner officiellement ce cépage.

  2. Presque disparu, cette curiosité de notre vignoble valaisan est aujourd’hui remise au goût du jour par Line Dorsaz, grâce à son papa qui en a replanté quelques pieds, ainsi que par la Commune de Bovernier.  Mais les bouteilles d’authentiques Goron sont rares. Il ne faut en effet pas confondre le véritable « Goron de Bovernier » avec le nom de Goron utilisé en Valais pour désigner un assemblage de « Pinot » noir et de « Gamay ».

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L’arboriculture

 

Les vergers d’abricots du Borgeaud et de Bovernier sont principalement composés de la variété Luizet, la variété traditionnelle en Valais, qui serait arrivée sur les berges du Rhône vers 1875. Petit, très parfumé, idéal pour la distillation, les confitures et les tartes, le Luizet a été remplacé dans de nombreux endroits par des variétés moins délicates et qui permettent de répartir la cueillette des abricots en Valais sur plusieurs semaines.

  1. A Bovernier, certains arbres ont plus de 100 ans. Le Luizet est greffé sur des mirabelliers. Ce porte-greffe a été choisi principalement car le bois du mirabellier est particulièrement résistant aux intempéries. La quantité de fruits par arbre varie beaucoup d’une année à l’autre en fonction des températures, des pluies et malheureusement aussi du gel. Mais en moyenne, un arbre porte 75 kilos de fruits.

  2. Les abricots de Bovernier sont récoltés par les villageois avant tout pour leur propre consommation mais, fin juillet, guettez quelques vendeurs le long de la route. A noter aussi qu’Aristide en fait une eau-de-vie que vous pouvez trouver dans les magasins Ambassadeurs du Grand Entremont.

Autres fruits dans le Grand Entremont

 

Le Grand Entremont possède quelques vergers de pommiers que les villageois continuent à entretenir pour leur consommation personnelle. Quant aux cultures de fraises, si elles étaient largement présentes dans la région entre 1940 et 1980 apportant un revenu non négligeable pour les familles, leur culture commerciale a disparu au profit de la culture des plantes médicinales, avant tout parce que la culture des fraisiers est considérée comme particulièrement pénible. Il en va de même pour les framboises dont la culture était reconnue loin à la ronde entre 1970 et 1990.  Si on en trouve encore dans plusieurs jardins privés, leur commercialisation est aujourd’hui quasiment inexistante.

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